10.10.08

Tu vois,

Je ne m'y attendais vraiment pas.
Rennes ne me plaisait pas, je n'y ressentais rien. Pas d'âme, pas de fond, pas de réelle intensité. Puis finalement, tout a commencé à s'assembler, d'un ordre très logique.
Il y a eu la rentrée tu sais, ces premières minutes où personne n'ose se regarder dans les yeux. Cette timidité presque ridicule avec laquelle j'ai pu m'amuser pour la première fois. Je ne sais pas ce que je cherchais à prouver, mais il y avait une volonté certaine d'afficher la couleur.
Et les minutes passaient, les heures défilaient et c'est l'observation qui primait. J'écoutais quasiment pas tu sais mec, je regardais les réactions, les tremblements, les styles, les coiffures les chaussures les accessoires.
Aucun préjugé, absolument aucun! Très bizarre cette sensation, comme si je me rendais compte pour la première fois depuis longtemps que j'avais réellement évolué. Comme si ça avait été un test et que je le passais tranquillement avec beaucoup de surprise.
Ce mec par exemple, avec des dreads! C'est mon meilleur pote et tout est très simple, très fluide, presque beau!

Par la suite, les groupes se dessinent, les personnalités se dévoilent un peu. Certaines que je sens bien, d'autres pas du tout.
On a eu cette chance d'avoir directement un bon groupe.
Tu sais comment ça s'passe, je vais pas te l'apprendre: à la rentrée tu traines un peu avec les premières personnes que tu trouves et il arrive souvent que, d'une malchance presque comique, tu te retrouves avec les pires personnes.
Mais là non, au contraire. Comme si tout était relié, connecté à la Petrelli en somme. Les premières blagues, les premiers petous, les premiers souffles coupés. Oui oui, souffle coupé. Attends je t'ai parlé de cette fille? Celle qui m'enchainait des références hallucinantes alors qu'à son âge je jouais encore dans mon caca? J'étais sidéré et je savais intérieurement que ça allait devenir une personne importante. Pas seulement pour cette raison non, également pour cette façon qu'elle a de parler, d'évoluer. Je lui avais mimé des courbes, pour la définir, ce qui l'avait surpris. Agréablement, j'ose espérer.
Tout se déroule naturellement tu vois ce que je veux dire? On se comprend au regard, on sait où ne pas déborder, où ne pas insister, on sait quoi dire pour réconforter.
Mec c'est Secret Story en quelques sorte. On est H24 ensemble, à se raconter nos vies, doucement, à dévoiler des bribes par ci par là. Puis le reste, les excès, les larmes, les confidences. Parfois je me vois comme un grand frère, mais ce sentiment est de moins en moins fréquent. Je suis simplement comme eux.

Eux ne savent presque rien de moi, mais je m'en réjouis. En un sens, j'ai toujours préféré écouter et comme ça, je reste encore un peu mystérieux hé!

1 Commentairess:

Blogger Émilie Laystary said...

je sais pas si c'est la chanson que je suis en train d'écouter, mon humeur, la nuit, le fait que moi aussi je suis en train de rencontrer beaucoup de nouvelles personnes qui seront importantes pour moi, et que je suis par ailleurs en train d'en perdre, dans le même mouvement (mais c'est pas lié, c'est indépendant), ah je divague, pardon ; ou ton texte; mais j'ai pleuré.

23:58  

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